Lexique féministe matérialiste

Il nous a été dit à plusieurs reprises que certains de nos articles étaient difficilement compréhensibles et/ou trop jargonneux. Nous faisons de notre mieux pour les améliorer et tenir compte de ces critiques, et travaillons à les rendre plus accessibles. Cependant, nous pensons aussi que le langage – et les concepts qu’il recoupe, ceux auxquels il réfère – est un outil puissant qu’il est nécessaire de se réapproprier : en tant que féministes, si nous devons féminiser la langue pour nous y visibiliser et renverser le masculin hégémonique qui s’y loge, nous devons aussi nous en servir pour penser notre oppression et ses articulations. Nommer, c’est faire sortir de l’évidence. C’est désindividualiser les vécus en signifiant leurs similitudes. C’est les politiser en visibilisant les structures qui les (re)produisent.

Certes il serait possible de prendre le temps, à chaque article, de s’étendre pour redessiner chaque concept à partir de la base matérielle des vécus, mais cela demanderait beaucoup de temps. Aussi la constitution de ce lexique évolutif (n’hésitez pas à nous suggérer de nouveaux termes à y intégrer) donne une boîte à outil pour penser, problématiser, agir. Attention au dogmatisme : pour faire usage de concepts sans s’égarer, savoir de temps en temps prendre du recul et les interroger est primordial : les classes de sexes existent-t-elles vraiment ? Qu’est-ce qui les caractérise en tant que classes ? Cela correspond-t-il à la réalité ? Mais prendre pour acquis certaines questions, décréter qu’une fois x ou y objet, x ou y proposition accepté·e comme vrai·e, l’on s’autorise à s’en servir dans ses raisonnements sans repartir à chaque fois de zéro, c’est aussi permettre l’émergence plus rapide de réflexions plus abouties. La page de contact est à votre disposition pour toute correction ou suggestion à apporter à ce lexique.

Gender studies et féminisme :

Vagues féministes : l’histoire des principales mobilisations féministes a été retracée, pour des raisons utilitaires tant que pratiques, en terme de vagues (et en premier par Elizabeth Sarah dès 1920). On en dénombre généralement quatre.
La première vague correspond à la lutte pour les droits politiques, en particulier le droit de vote, au tournant du XIXe siècle et du XXe siècle, principalement symbolisée par les suffragettes.
La deuxième vague correspond au moment de la lutte pour les droits reproductifs et la liberté à disposer de son corps (avortement et contraception notamment), dans les années 1960 et 1970. C’est à ce moment que se développe le féminisme matérialiste, qui s’attache à penser l’oppression des femmes en termes sociologiques et structurels, et réclame l’égalité de fait (et non plus seulement de droit).
La troisième vague, dans les années 1990, se construit autour de la notion d’intersectionnalité avec les penseuses du black feminism, qui conçoit le sujet politique, et donc le féminisme, comme au croisement de différentes oppressions (sexe, race, classe…).
La quatrième vague, dont la conception peut-être précoce fait toujours débat, est celle qui est supposée être la nôtre. Selon Aurore Koechlin, cette nouvelle vague féministe, émergeant d’Amérique latine dans les années 2010 mais d’ampleur internationale, renoue avec les luttes du travail sans oublier la pluralité des dominations politiques. Elle serait une forme de synthèse des deux vagues précédentes.1
L’idée de vagues féministes est cependant critiquée par certain·es chercheur·ses pour son manque de rigueur historique.

Féminisme matérialiste : pour ce courant du féminisme profondément anti-essentialiste et issu du marxisme, l’origine du patriarcat ne doit surtout pas être cherchée dans une quelconque nature spécifique des femmes, qu’elle soit biologique ou psychologique, mais bien dans l’organisation de la société. Les féministes matérialistes se sont donc attachées à analyser les rapports sociaux de sexe comme un rapport entre des classes sociales antagonistes et non entre des groupes biologiques. Pour elles, les rapports hiérarchiques entre les classes de sexe sont notamment fondés par une exploitation du travail et du corps des femmes par les hommes, exploitation qui peut recouper l’exploitation capitaliste mais n’y est pas réductible. La perspective politique qui découle de leurs thèses est révolutionnaire, car la lutte des classes de sexe doit aboutir à la disparition de ces classes et donc du genre et du sexe.2

Genre : chez Delphy, le genre est défini comme « le système de division hiérarchique de l’humanité en deux moitiés inégales. », autrement dit la division du travail. Il est pris au singulier, et n’est donc pas individualisant : Delphy ne pense pas le genre comme une identité intrinsèque mais comme une structure sociale qui précède le sexe.3 Toujours dans un cadre matérialiste, mais plus individuel, le genre peut aussi être appréhendé comme l’expression de sa classe de sexe dans ses comportements, en réponse à la socialisation.

Sexe : toujours d’un point de vue delphiniste, le sexe est, ou bien la justification biologique à la division arbitraire du genre a posteriori (s’il n’y avait pas de genre, le sexe serait dénué de signification et la binarité n’existerait pas, la nature ne créant pas de catégories, contrairement à la société – il n’existe en effet pas que deux formes de sexuation mais une infinité, qui sont réduites politiquement et chirurgicalement, par des mutilations, à deux ensembles prétendus exclusifs et exhaustifs)4, ou bien, par extension, la classe de sexe.

Classes de sexe : classes sociales fondées sur le sexe (et non sur le genre puisque c’est bien le sexe qui fonde notre situation dans les rapports sociaux), dont l’une exploite l’autre (c’est à dire vole sa force de travail). La notion de classe sociale désigne, dans son sens le plus large, un groupe social de grande dimension (ce qui le distingue des simples professions) pris dans une hiérarchie sociale de fait et non de droit (ce qui le distingue des ordres et des castes). La hiérarchie est ici bien matérielle puisqu’il y a rapports d’exploitation et d’appropriation.

Sexage : à la fois la sexisation (ou l’assignation à une classe de sexe) d’un individu et, par-là même, l’appropriation physique directe des femmes (considérées comme des corps-objets) par les hommes.5

Pensée straight : la pensée straight (hétérosexuelle) désigne pour Monique Wittig l’hétérosexualité en tant que système politique patriarcal : « l’hétérosexualité est au patriarcat ce que la roue est à la bicyclette ». Les rapports d’exploitation et d’appropriation entre la classe des hommes et la classe des femmes sont rendus possible par le régime hétérosexuel, par la pensée hétérosexuelle qui divise l’humanité en deux altérités fictives (homme ou femme) et assujettit les femmes aux hommes notamment au travers d’institutions comme la famille et le mariage.6 Critique par l’autrice des présupposés hétérosexuels qui caractérisent la philosophie structuraliste, notamment chez Lacan et Lévi-Strauss.

Contrainte à l’hétérosexualité (ou hétérosexualité obligatoire) : souvent mal traduite de l’anglais compulsive heterosexuality en « hétérosexualité compulsive » (parfois abrégée en comphet), la contrainte à l’hétérosexualité est la contrainte, exercée dans les sociétés patriarcales, à être hétérosexuel·le (« hétéronormativité »), visant à assurer l’exploitation de la force de travail des femmes par les hommes (et, par extension, par les bourgeois), notamment dans la sphère privée. Il en résulte une majorité statistique de relations hétérosexuelles.7

Lesbianisme politique : idéologie selon laquelle, le patriarcat reposant sur le système politique hétérosexuel, il faut le combattre en arrêtant de relationner avec des hommes. Tout lesbianisme est politique puisqu’il échappe à l’hétérosexualité. Or, pour Wittig, si les catégories de sexe ne sont définies que par leurs rapports, les lesbiennes échappant à ces rapports, elles ne sont pas des femmes.8

Travail reproductif : travail, salarié ou non, assuré par les femmes et qui ne créé pas directement de la valeur mais vise à la reproduction de la force de travail en vue de l’accomplissement du travail productif. Il peut prendre la forme de grossesse, d’éducation des enfants, de care, d’échange sexuel, de travail domestique, de gestion de la charge mentale, etc. A noter que l’appellation, distinguant productivité et reproductivité, est contestée (notamment par Delphy), car elle nierait le caractère productif (mais non socialement reconnu comme tel) de ce travail effectué principalement par des femmes.

Care (sollicitude/soin) : fait de prendre soin des autres. Cette sollicitude, dans un système patriarcal, est un travail assigné aux femmes qui doivent porter leur attention aux autres, être dévouées, sensibles, empathiques, porter la charge mentale et émotionnelle : « Prendre soin des autres, c’est ce que font les femmes bonnes et les personnes qui prennent soin des autres (font du care) font un travail de femmes »9. Le care est une marque de l’exploitation domestique, économique, des femmes. Il fait partie du travail reproductif en ce qu’il soigne la santé mentale (et donc la productivité) des travailleurs.

Rapports d’exploitation : rapports sociaux au sein desquels une classe s’approprie la force de travail d’une autre (ex : salariat, patriarcat).

Rapports d’appropriation : rapports sociaux au sein desquels une classe s’approprie physiquement le corps objectifié des membres de l’autre (ex : servage, sexage).

Queer : la théorie queer se rattache au post-structuralisme et à la pensée de l’agentivité (agency, courant sociologique postulant et étudiant la capacité du sujet à agir hors des contraintes sociales structurelles déterministes) et pense le genre et la sexualité comme n’étant pas définies biologiquement, mais pas non plus socialement. Elle s’appuie beaucoup sur la performativité du genre développée par Judith Butler (le genre serait une performance sociale) et est parfois rattachée au matérialisme, bien que cela soit vivement critiqué.10

Performativité/performance : la performativité est le fait pour un énoncé d’être performatif, c’est-à-dire de s’auto-réaliser. Le fait de dire un énoncé le ferait alors advenir dans la réalité. Pour Judith Butler, le genre est un processus de catégorisation et de hiérarchisation performatif. Il est une performance sociale sans cesse répétée dans un but de reconnaissance.11

Cissexisme : d’après Pauline Clochec, il est « plus approprié de parler de « cissexisme » plutôt que de « transphobie », du fait du caractère trop psychologisant de ce dernier terme, qui fait référence à une peur irrationnelle. Dans nos sociétés patriarcales le cissexisme est d’abord un ensemble d’institutions, de rapports objectifs et de représentations. S’il est bien sûr aussi une peur, une haine et/ou un mépris, ces phénomènes subjectifs ne sont pas des déviances irrationnelles et individuelles par rapport à une norme sociale qui serait, elle, pleine de tolérance. Le cissexisme est une actualisation de la norme patriarcale : la peur, la haine, le harcèlement, les meurtres, les assassinats et les agressions des personnes trans sont des représentations et des comportements absolument normaux dans nos sociétés. On peut contester que ces traits soient rationnels au nom d’une idée plus haute de la raison mais ils appartiennent cependant au type de rationalité ou à la logique propre de nos sociétés. »12

Personnes intersexes : personnes dont l’intersexuation (fait de ne pas correspondre à un archétype purement considéré par la biologie comme mâle ou femelle – ces catégories faisant référence à des absolus fictifs, nous sommes toustes intersexué·es à différentes échelles) a été reconnue comme telle par les institutions et qui ont donc subi des violences matérielles (mutilations génitales, traitements médicaux forcés, etc.) pour les intégrer de force à la norme binaire.

Sociologie

Socialisation : La socialisation est le processus au cours duquel un individu intériorise les normes, valeurs, et structures sociales et par lequel il formate ses mécanismes psychologiques et sociaux en fonction de différents facteurs (race, classe, sexe, handicap, etc.). Elle résulte des contraintes imposées par les structures sociales, les agents et fonctionnements sociaux et du développement de comportements prosociaux et d’interactions entre l’individu et son environnement matériel et socioculturel. Elle favorise la reproduction sociale.13

Reproduction sociale : phénomène d’inertie sociale intergénérationnelle : de génération en génération, la société et ses structures, systèmes, institutions et classes ainsi que la place des individus au sein de celleux-ci restent inchangé·es.14

Habitus : matrice des comportements individuels, ensemble des façons d’agir en société résultant de sa situation matérielle, de son environnement et de sa situation sociale lors de sa socialisation. Selon Bourdieu, par le biais de cette acquisition commune de capital social, les individus de mêmes classes peuvent ainsi voir leurs comportements, leurs goûts et leurs « styles de vie » se rapprocher jusqu’à créer un habitus de classe.15

Intersectionnalité : concept sociologique fondé par l’afroféministe Kimberlé Williams Crenshaw. Il s’agit de considérer les formes de dominations sociales comme étant plurielles et qui s’attache à analyser les rapports de domination de façon complémentaire, non seulement en partant d’un schéma additif (une femme noire subit du sexisme et du racisme) mais en considérant que les oppressions s’imbriquent en s’influençant (quelle est la situation sociale des femmes noires ?).16

Philosophie matérialiste

Idéalisme : doctrine épistémologique (l’épistémologie étant la science de la connaissance) selon laquelle les idées seraient le moteur de l’histoire, déconnectées de la matière et des rapports sociaux.17

Matérialisme : thèse métaphysique moniste (qui ne fait pas la distinction traditionnelle corps/esprit) selon laquelle il n’existe rien que de la matière, seule constituante du réel. Sous sa forme dite dialectique, développée par Karl Marx et Friedrich Engels à partir de la philosophie hégélienne, conception selon lequel l’analyse philosophique, économique, politique, historique (et, de façon anachronique, sociologique) doit se réduire à l’analyse de rapports sociaux d’un point de vue des conditions matérielles. C’est un mouvement du contenu – historique, social, économique, humain et pratique – impliquant l’opposition des classes, de la propriété et de la privation, et du dépassement de cette privation ; des contradictions matérielles existantes.18, 19
Pour simplifier, le matérialisme est une position épistémologique, philosophique et politique qui se centre sur les conditions (« matérielles », concrètes) d’existence et notamment la place dans les rapports sociaux de (re)production, d’exploitation, d’appropriation. Par exemple, il est possible de dire qu’il y a inégalité matérielle entre les prolétaires et les bourgeois·es puisque les bourgeois·es détiennent les moyens de production desquels iels tirent profit, tandis que les prolétaires n’ont que leur force de travail qu’iels sont donc contraint·es de vendre aux bourgeois·es. De façon similaire, les femmes, dont le corps est objectifié et approprié par les hommes (cf. sexage), sont contraintes de travailler pour les hommes et sont rappelées à l’ordre par des moyens coercitifs et violents pour les réassigner à cette position subordonnée.20 Elles sont donc bien matériellement infériorisées par rapport aux hommes.

Praxis : syllogisme (raisonnement logique partant de prémisses menant à une conclusion) dont la conclusion n’est pas une proposition ou une thèse mais une action, passage de la philosophie aux actes, de la théorie à la pratique. Rapport dynamique et dialectique entre théorie et action où l’action se nourrit de la théorie mais où la théorie est, réflexivement, elle-même changée par ce dont on fait l’expérience au travers de l’action collective.21

Critique : enquête systématique sur les conditions et conséquences d’un concept, d’une théorie, d’une discipline ou d’une approche, tentative de comprendre ses limites et sa validité.

Notions transverses

Essentialisme : thèse selon laquelle les choses (objets, personnes, catégories, idées, ensembles…) ont une essence, une nature intrinsèque, immuable et naturelle qui leur est propre. Est par exemple essentialiste cellui qui considère qu’il existe une nature féminine, que les femmes se définissent en elles-mêmes et en dehors des rapports sociaux de sexe.

Constructivisme : thèse opposée à l’essentialisme et soutenue par les féministes matérialistes selon laquelle la connaissance est une construction produite par l’interaction entre le sujet et la réalité, qui est donc relative et située politiquement, historiquement, socialement. Dans une démarche plus sociologique qu’épistémologique, le constructivisme mène à considère les structures et phénomènes sociaux comme produits puis institués, et non comme immanents et permanents.

Libéralisme : doctrine niant les inégalités matérielles et les déterminismes sociaux pour défendre une vision idéaliste de la liberté, centré sur l’individu seul supposé autonome et sans considérations pour les effets de l’application concrète de cette liberté abstraite.22

1. Aurore Koechlin, La révolution féministe, Paris, Amsterdam, 2019, p. 16, 65-81
2. https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9minisme_mat%C3%A9rialiste
3. (2002). Christine Delphy : « Penser le genre » : Note de lecture par Françoise Armengaud. Nouvelles Questions Féministes, vol. 21(1), 126-133. doi: 10.3917/nqf.211.0126
4. Christine Delphy, « Le genre précède le sexe », Je ne suis pas féministe mais… https://youtu.be/AIdmbGQR9yM
5. Colette Guillaumin, « Pratique du pouvoir et idée de Nature (1) L’appropriation des femmes », Questions féministes n° 2, p. 8-9
6. Joachim Benet, « Lire Monique Wittig aujourd’hui », Lectures,‎ juin 2012 et Game of Hearth, « La pensée straight » https://youtu.be/WBcUaDKy7dU
7. Adrienne Rich, La contrainte à l’hétérosexualité et autres essais, Genève-Lausanne, Mamamélis-Nouvelles Questions Féministes, 2010
8. Monique Wittig, La pensée straight, Paris, Amsterdam, 2018
9. S. Laugier, P. Paperman, « Le care, éthique féminine ou éthique féministe ? », Multitudes n°37-38, p 76-78 https://www.cairn.info/journal-multitudes-2009-2-page-76.htm et Paperman Patricia, Laugier Sandra, « L’éthique de la sollicitude », Sciences Humaines, 2006/12 (N°177), p. 6. URL : https://www.cairn-int.info/magazine-sciences-humaines-2006-12-page-6.htm
10. Elsa Dorlin, « Le queer est un matérialisme », Les cahiers de critique communiste – femmes, genre, féminisme, 2007, p. 47-58 https://www.academia.edu/4590926/Le_queer_est_un_mat%C3%A9rialisme_Entretien_avec_Elsa_Dorlin
11. Jonathan Culler, « Philosophe et littérature : les fortunes du performatif », Littérature,‎ 2006 et Judith Butler, Trouble dans le genre, Paris, La Découverte, 2006.
12. Pauline Clochec, « Du cissexisme comme système », Observatoire des transidentités https://www.observatoire-des-transidentites.com/2018/10/17/du-cissexisme-comme-systeme/
13. http://www.toupie.org/Dictionnaire/Socialisation.htm
14. Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron, La Reproduction et Les héritiers
15. Pierre Bourdieu, Questions de sociologie, Paris, Minuit, 2002, p. 65
16. Leslie McCall, « The Complexity of Intersectionality », Journal of Women in Culture and Society, vol. 30, no 3, p. 1771–1800, doi: 10.1086/426800
17. Pascal Charbonnat, Histoire des philosophies matérialistes, Paris, Kimé, 2013, p.450
18. Henri Lefebvre, Le Matérialisme dialectique, Presses Universitaires de France, 1990, p. 73-76
19. Karl Marx et Friedrich Engels, L’idéologie allemande, Misère de la philosophie, Le Capital
20. Christine Delphy, L’Ennemi Principal tome 1 : économie politique du patriarcat, Paris, Syllepse, 2009
21. « Les philosophes n’ont fait qu’interpréter diversement le monde, ce qui importe, c’est de le transformer » Karl Marx, Thèses sur Feuerbach, thèse n°11.
22. Pauline Clochec, « Le libéralisme de Marx », Actuel Marx, 2014/2 (n° 56), p. 109-123. doi: 10.3917/amx.056.0109

Anastasia

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